La paroisse de Saint-Brice est citée dès 1050 sous le nom de Puiniac ou Puigné, nom probable d’un village très ancien appartenant au pagus (canton) gallo-romain du Coglais.
Elle appartenait à l’abbaye de St-Florent en Anjou qui y fonda un prieuré. Les missionnaires construisirent dans ce village une église dédiée à Saint Brice, évêque de Tours au Vème siècle. Au fil du temps plusieurs églises se sont succédé.
L’église actuelle fût édifiée en 1774. L’origine du mot Coglais serait celtique et proviendrait d’une déformation du mot « Golez » qui signifie le nord. La seigneurie de Saint Brice, dont l’existence remonte au Xème, relevait de la Baronnie de Fougères qui appartenait au duché de Bretagne. Cette baronnie défendait l’entrée du duché aux Normands, aux français et aux anglais.
Raoul II, baron de Fougères défendait les marches de la baronnie contre les Anglais installé à Saint James grâce aux châteaux fortifiés de la Motte et du Rocher Portail. Châtellenie d’ancienneté, comprenant plusieurs châteaux et manoirs, la seigneurie de Saint-Brice fût érigée en Baronnie en 1566 et en marquisat en 1644.
Le marquis de Saint-Brice avait haute et basse justice et jouissait du privilège que tous bans publiés le soit tant au nom du souverain qu’en son nom. Armand Charles Tuffin, Brigadier Général de la Rouërie, se marie en 1785 avec l’héritière de la seigneurie de Saint Brice. Avant la fuite du roi à Varennes, il avait organisé une conspiration contre-révolutionnaire, préface de la Chouannerie, qui fût découverte en 1792. Il mourut en janvier 1793 sans avoir pu réaliser ses projets.
Avec la réquisition de soldats, la révolution éclata en 1793 et la paix ne fût rétablie qu’en 1795. Cette révolte fait de Saint-Brice-en-Coglès le chef-lieu de canton du Coglais. En matière économique, Saint-Brice-en-Coglès devient au fils du temps un petit centre commercial et artisanal.